<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6748882852821720249</id><updated>2012-02-16T03:23:34.004-05:00</updated><title type='text'>Panser et Penser</title><subtitle type='html'>La médecine et al., sa critique et sa louange, à travers les yeux d'une disciple contestataire</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Sophie Zhang</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12690985559163089511</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_aIQ96SV6fMo/SA6jQ0SJ_tI/AAAAAAAAA60/sbwdGvtYNNc/S220/DSCN3081.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>11</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6748882852821720249.post-1844794895720761859</id><published>2009-09-19T23:31:00.007-04:00</published><updated>2009-09-21T21:25:21.474-04:00</updated><title type='text'>Année 2 : post-Colombie, post-sociabiilté</title><content type='html'>Fraîchement revenue de voyage, je replonge dans le monde de la médecine, plus ou moins prête à vivre une deuxième année d'apprentissage et d'émotions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16h après mon arrivée de l'Amérique du Sud, j'étais déjà dans une salle de classe en train de prendre des notes sur la cardiologie, module qui s'est d'ailleurs avéré fort intéressant et se classe désormais, avec la neurologie, parmi mes préférés. Les premières semaines de la rentrée ont été plutôt difficiles. Même si l'expérience en Colombie a été différente de toutes les précédentes, étant donné la courte durée du séjour (2 mois), mon état d'esprit pré-départ (hésitation frôlant le désintérêt) et l'étape de vie dans laquelle je me trouve actuellement (difficile à préciser...), il semblerait que je me serais attachée plus fortement que je ne le pensais à cette terre de café et de papillons. Ce n'est qu'en vivant un brutal choc culturel de retour (qui semble d'ailleurs s'étirer un peu trop longuement) que je me suis rendue compte à quel point il m'est difficile de concilier les forces opposées qui me tiraillent : mon amour du monde latino et mon envie de stabilité, les études et le voyage, les projets de vie et les projets de carrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le retour à la routine fut donc pénible initialement, malgré mon enthousiasme pour les études et ma vie en colocation. Les séances d'études à l'ordinateur se sont souvent terminées en conversations MSN avec les amis colombiens et péruviens et les soirées de weekend en sorties à des fêtes latines. Peu à peu, je commence à retrouver le beat, même si mon corps languit après la salsa et des mots espagnols me sortent encore spontanément de la bouche. Au moins je suis maintenant capable de me concentrer et d'étudier sans m'évader dans des rêvasseries aux paysages andins... la plupart du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour me garder saine d'esprit, je maintiens mon implication dans la plupart des projets de l'an passé. Maintenant coordonnatrice nationale des échanges cliniques de IFMSA, je me réjouis du nouveau contact avec des étudiants en médecine des autres pays. Mon bénévolat avec Médecins sans frontières se poursuit pour une 6è année et mon implication dans le CLAMP se maintient. Mais ma plus grande tristesse (autre que le départ d'une de mes colocs) est certainement la fin imminente de la merveilleuse expérience qu'a été le CASI. Même si je serai coordonnatrice de liaison avec la nouvelle cohorte et que le Café Intermed continuera d'être un second chez-moi, la perte du titre de CASIen me rend déjà nostalgique et me pousse à combler le grand vide prévu... par le théâtre! Avec mes 4-5 lignes et ma présence en tant que cadavre pendant les 2/3 de la pièce Clue, mon rôle de cuisinière cantonaise m'initiera à un monde plutôt intimidant que je n'ai encore jamais eu l'audace d'explorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre changement notable cette année : je n'ai plus ni l'envie ni l'énergie d'être hyper sociable. J'ai participé à toutes les activités de médecine l'an dernier par souci de m'intégrer et de connaître mes camarades de classe, même si je me suis vite rendue compte que la gang des "cool" n'était pas très perméable à ceux qui préfèrent parler de médecine engagée que du prochain party James Bond et se sentent plus à l'aise dans des T-shirts de campagne contre la tuberculose que des décolletés + mini-jupes. L'avantage d'être plus âgée que les autres, d'avoir eu un parcours long mais enrichissant, c'est que j'ai maintenant la confiance de m'assumer entièrement et de ne pas succomber à la pression sociale. Je ne veux plus rien savoir des soirées de débauche où il faut être sexy et soûl, ni faire des effors inutiles auprès de ceux qui me côtoient amicalement en APP mais font semblant de ne pas me voir dans les couloirs. Je serai une solitaire, une marginale. Je m'en fous. Je suis heureuse avec le petit groupe de gens qui n'achètent pas non plus le moule d'étudiants en médecine qui nous est imposé, qui m'apprécient et que j'apprécie vraiment, sincèrement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6748882852821720249-1844794895720761859?l=cogitoergocuro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/feeds/1844794895720761859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2009/09/annee-2-post-colombie-post-sociabiilte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/1844794895720761859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/1844794895720761859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2009/09/annee-2-post-colombie-post-sociabiilte.html' title='Année 2 : post-Colombie, post-sociabiilté'/><author><name>Sophie Zhang</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12690985559163089511</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_aIQ96SV6fMo/SA6jQ0SJ_tI/AAAAAAAAA60/sbwdGvtYNNc/S220/DSCN3081.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6748882852821720249.post-4571491654186664255</id><published>2009-05-02T01:45:00.008-04:00</published><updated>2009-06-13T11:29:24.615-04:00</updated><title type='text'>Au menu : tapas et tabous</title><content type='html'>Si j'étais (et suis encore) une zélée de l'environnement et du végétarisme, je suis devenue encore plus fanatique de la santé. J'en raffole. Je peux passer des journées entières à comparer les systèmes de santé, débattre les pour et contre du financement public vs. privé, étudier l'anthropologie médicale, rêver à la "&lt;a href="http://www.dghonline.org/libmed.html"&gt;liberation medicine&lt;/a&gt;", discuter des enjeux de santé mondiale. Les conférences sur la santé, j'en mange pour déjeuner. Peut-être parce que je vais en faire ma carrière, j'ai développé une soif insatiable d'apprendre et de m'informer. Et c'est lors d'une de ces nombreuses soirées d'apprentissage, parmi les plus marquantes de ma vie, que j'ai vu défiler devant moi une image concrète de ce que pourrait être ma future pratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA TOXICOMANIE! Pourquoi m'attire-t-elle autant? Alors que l'ignorance engendre le mépris, la compréhension mène à la compassion, l'information à l'action. D'où la puissance de l'éducation comme outil de développement et de changement social. J'ai appris. J'ai compris. Je me lance!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'attrait vient aussi de la révolte, celle qu'on a tous ressenti lorsque confronté à une injustice aberrante qui laisse un goût amer dans la gorge et une sensation nauséuse dans l'estomac, mais qui pousse au combat comme rien d'autre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la toxicomanie, c'est tout un univers d'injustice, issue de mythes et de préjugés profondément ancrés dans nos esprits moralisateurs et dédaigneux. Cet univers tabou et marginal éveille difficilement la sympathie des gens, parce qu'ils voient la toxicomanie comme auto-infligée, auto-perpétuée et condamnable par la loi et la morale. On laisse donc les "drogués" s'injecter en cachette, s'infecter au bout de seringues malpropres et mourir overdosés dans la rue, en se disant qu'ils l'ont "cherché". En les déshumanisant, on accepte plus facilement leur sort. Parce qu'ils nous font peur, c'est un peu plus facile de fermer les yeux devant leur désarroi. Ce sont les vrais rebuts de la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, ce n'est pas si simple. On pourrait passer notre temps à juger et à condamner tout le cheminement de ces gens, ce qui les a amené à consommer et abuser, mais si on veut réellement aider, changer, améliorer, il faut d'abord écouter. Écouter l'histoire personnelle complexe, éprouvante, voire traumatique (facteur prédisposant). Comprendre le contexte socio-économique propre à l'individu (facteur de risque). Apprendre sur les phénomènes physiologiques puissants qui entrent en jeu et transforment une consommation hédonique en une dépendance neurochimique (facteur perpétuant). Et découvrir, en fin de compte, qu'ils ne sont pas des monstres, des lâches, des immoraux, mais des êtres humains aux prises d'un mal qui n'a pas été un choix et dont il est infiniment difficile d'en sortir sans soutien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre autres parce que la toxicomanie est un problème de santé publique, mais aussi parce que la médecine est au service de tous les citoyens, sans égard à leur statut, avec une obligation accrue envers les plus vulnérables, les professionnels de la santé se doivent de donner la main aux toxicomanes. Il faut aller au-delà des jugements moraux et plonger au coeur de la détresse, telle qu'elle se présente. On s'abstient de juger, on soigne, on soulage la souffrance du mieux qu'on peut. En même temps, on se renseigne et on défait peu à peu les stéréotypes sans fondement qui opposent les esprits conservateurs aux programmes de &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Harm_reduction"&gt;réduction des méfaits&lt;/a&gt; (au Canada : &lt;a href="http://cran.qc.ca/default.aspx?page=22&amp;amp;lang=fr-ca"&gt;CRAN&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.cihr.ca/f/28330.html"&gt;NAOMI&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.vch.ca/sis/"&gt;Insite&lt;/a&gt;), que la science a maintes fois éprouvés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Souper Tapas sur la médecine de rue a été une révélation. Autour de la table de discussion garnie d'un délicieux buffet, après des échanges édifiants avec les intervenants qui cumulent des années d'expérience sur le terrain, en contact direct avec les populations marginalisées, j'ai trouvé ma vocation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6748882852821720249-4571491654186664255?l=cogitoergocuro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/feeds/4571491654186664255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2009/05/au-menu-tapas-et-tabous.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/4571491654186664255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/4571491654186664255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2009/05/au-menu-tapas-et-tabous.html' title='Au menu : tapas et tabous'/><author><name>Sophie Zhang</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12690985559163089511</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_aIQ96SV6fMo/SA6jQ0SJ_tI/AAAAAAAAA60/sbwdGvtYNNc/S220/DSCN3081.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6748882852821720249.post-2041755391013937931</id><published>2009-04-13T05:17:00.004-04:00</published><updated>2009-04-13T14:57:59.599-04:00</updated><title type='text'>L'ascétisme et la débauche</title><content type='html'>Les pensées et les émotions se bousculent dans ma boîte crânienne sur le bord d'exploser. Le calme avant la tempête est passée, l'intempérie s'abat, impitoyable et la certitude s'enfuit à pas de géant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Mexique. J'étais pourtant certaine de ma décision jusqu'à il y a quelques semaines. Comme l'Écosse qui précéda la Suisse, ma prochaine destination avait été judicieusement choisie selon un bilan calculé des pour et des contre, mais des attraits étrangers sont venus semer le doute. Cuba. Colombie. Deux autres terres me chuchotent maintenant des mots doux à l'oreille. Je crois entendre une douce mélodie venant de l'hémisphère opposée, m'appelant, me tentant. Mes pieds tapent le sol, mon corps s'emporte, se déhanche et mon coeur ne résiste plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une soirée dans une taverne de gitans, au son de musique envoûtante, pour défaire toute une semaine de réflexion. Une danse sensuelle pour défaire une année de combat spirituel. Le pouvoir des sens peut tout bousculer... et m'apeure comme jamais auparavant. L'ouïe, l'odorat, le goût, la vision et le toucher. Des forces terriblement puissantes contre lesquelles on lutte chaque jour en tant qu'être moral et membre de la société. Lorsqu'elles prennent le dessus, on parle de péché ou de faiblesse. Lorsqu'elles s'érodent, on parle de frustration et de fadeur. Mais peut-il jamais y avoir de victoire? Ceux qui y cèdent vivent de passion déchue ; ceux qui s'en privent vivent d'une sérénité languissante. Pourtant, mon passé ascétique qui a toujours camouflé une âme bouillonnante me pousse vers le plus dénigré des deux extrêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celle qui a toujours sur-intellectualisée les expériences de la vie découvre maintenant la tyrannie des sens. Le déchirement. Le doute. Le désir. Un statut émotif qu'elle ne s'est jamais permise d'atteindre grâce aux mécanismes de défense consolidés depuis l'enfance. Cette fois-ci aussi, elle avait réussi à refouler les pulsions sous un couvert de moralité. Mais hier... La vertu se prosterne aujourd'hui devant le vice. Fort déconcertée, elle tente de réaménager sa vie qui a été taillée au milieu d'une jungle de règles et de structures, où l'incertitude n'avait pas sa place. L'ego souffre. Le libido se frotte les mains. L'avenir qui s'annonçait rectiligne et cristallin s'est rempli à la fois de brume et d'étincelles. Elle avance à tâtons, de gré et de force, craintive, à la recherche d'un repère familier, réconfortant, et oui s'il le faut, délusoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chance que j'ai encore la jeunesse de mon côté pour survivre à cette tempête.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6748882852821720249-2041755391013937931?l=cogitoergocuro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/feeds/2041755391013937931/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2009/04/lascetisme-et-la-debauche.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/2041755391013937931'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/2041755391013937931'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2009/04/lascetisme-et-la-debauche.html' title='L&apos;ascétisme et la débauche'/><author><name>Sophie Zhang</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12690985559163089511</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_aIQ96SV6fMo/SA6jQ0SJ_tI/AAAAAAAAA60/sbwdGvtYNNc/S220/DSCN3081.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6748882852821720249.post-5717111977996097881</id><published>2009-03-31T02:07:00.008-04:00</published><updated>2009-04-21T19:50:35.642-04:00</updated><title type='text'>Les forces de la nature</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://gabehavioral.com/Assets/Hunter.png"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 197px; height: 235px;" src="http://gabehavioral.com/Assets/Hunter.png" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La psychiatrie est une spécialité médicale fascinante. M'ayant toujours paru nébuleuse et stigmatisante, je ressentais une méfiance viscérale face à la surmédicalisation du comportement humain et le fatalisme des diagnostics psychiatriques. Mais comme ce fut le cas pour le programme de médecine en général, mes préjugés ont été nuancés par l'approche ouverte et flexible - du moins dans l'enseignement moderne de la psychiatrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, la distinction entre traits et troubles. Il existe bien sûr un large spectrum entre la normalité et la pathologie, englobant toutes les variantes possibles d'un pôle à l'autre. Les traits schizotypiques ne font pas un schizophrène ; les traits paranoïdes ne font un paranoïaque. Le responsable du cours a averti d'avance les étudiants en médecine qu'ils allaient tous se reconnaître dans l'un ou l'autre des troubles étudiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.bonkersinstitute.org/bonkers%20images/dsm%20grows.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 268px; height: 198px;" src="http://www.bonkersinstitute.org/bonkers%20images/dsm%20grows.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ensuite, le seuil de diagnostic. Évidemment, la décision qu'un patient doit avoir 1, 3 ou 5 critères pour remplir les conditions d'un diagnostic est un choix largement arbitraire qui ne se fonde pas sur des données probantes ou une réalité physiologique, mais plutôt l'obligation de trancher pour établir des standards communs entre scientifiques et cliniciens de tous les pays. Le choix de traiter ou de ne pas traiter repose donc sur un jugement subjectif, qui doit considérer le tableau clinique dans sa globalité plutôt que la seule présence de déviation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, le critère C. Même si un individu réunit tous les critères d'un quelconque trouble de personnalité, s'il n'y a pas de souffrance ni d'altération du fonctionnement social ou professionnel, un diagnostic psychiatrique ne peut se poser. En d'autres mots, il faut que le problème ait un impact significatif sur la vie quotidienne pour être considéré une maladie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://home.c2i.net/kaaby/brain4.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 247px; height: 158px;" src="http://home.c2i.net/kaaby/brain4.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Enfin, il n'y a pas vraiment de distinction entre les maladies de l'esprit et celles du corps. Elles ont toutes leur origine dans une pathophysiologie particulière, localisée dans un ou plusieurs organes. Tandis qu'une pancréatite atteint le pancréas, les troubles psychiatriques touchent le cerveau - cette structure omnipotente et vitale qui dirige tout. Cela ne veut pas dire que la socialisation n'a pas d'effet sur l'état psychologique d'une personne, mais plutôt que toute maladie mentale, indépendamment de sa cause (biologique, sociale ou environnementale), se manifeste de façon physique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'a le plus surprise, tout comme dans mon cours de psychologie de l'enfance, c'est l'importance des facteurs génétiques. Adepte de l'auto-détermination, j'ai toujours cru que l'être humain était le résultat d'une lutte de pouvoir entre les forces sociales et la volonté personnelle, avec une influence mineure de la biologie. Pourtant, des études génétiques à grande échelle ont démontré à plusieurs reprises le rôle des gènes dans le comportement et la personnalité des individus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://images-cdn01.associatedcontent.com/image/A8442/84420/300_84420.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 206px; height: 198px;" src="http://images-cdn01.associatedcontent.com/image/A8442/84420/300_84420.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Prenons l'exemple de l'alcoolisme. Une personne avec histoire familiale d'alcoolisme est 3 à 4 fois plus à risque de devenir alcoolique qu'une personne sans parenté alcoolique. Pour montrer l'influence de la génétique, une étude sur des centaines de jumeaux aux États-Unis a révélé que la concordance de l'alcoolisme est beaucoup plus élevée chez les jumeaux monozygotes (identiques) que chez les dizygotes (fraternels), c'est-à-dire que les jumeaux qui ont le même ADN vont manifester conjointement un trouble comme l'alcoolisme beaucoup plus souvent que les jumeaux qui partagent seulement 50% de leurs gènes. Les données ont été confirmées par les études sur les enfants adoptés : les enfants de parents alcooliques sont beaucoup plus à risque de devenir alcooliques, même s'ils ont été séparés de leurs parents biologiques à la naissance et élevés dans l'igorance de l'alcoolisme familial. Par ailleurs, les enfants adoptés ayant grandi dans une famille d'accueil alcoolique ne sont pas plus à risque que la population générale de devenir alcooliques si la parenté biologique est normale. En fait, pour l'alcoolisme, les facteurs génétiques expliqueraient 60% de la variance et les facteurs environnementaux le reste!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des résultats semblables ont été obtenus dans les études sur la toxicomanie liée à d'autres substances, la schizophrénie et une panoplie de troubles psychiatriques. Pareillement pour les cancers et le diabète. Il faut croire qu'en dépit de nos progrès technologiques et notre apparente maîtrise de la nature, celle-ci garde une mainmise subtile mais puissante sur nous!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6748882852821720249-5717111977996097881?l=cogitoergocuro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/feeds/5717111977996097881/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2009/03/les-forces-de-la-nature.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/5717111977996097881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/5717111977996097881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2009/03/les-forces-de-la-nature.html' title='Les forces de la nature'/><author><name>Sophie Zhang</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12690985559163089511</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_aIQ96SV6fMo/SA6jQ0SJ_tI/AAAAAAAAA60/sbwdGvtYNNc/S220/DSCN3081.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6748882852821720249.post-2539818174745081336</id><published>2009-01-31T21:58:00.008-05:00</published><updated>2009-03-14T06:23:44.646-04:00</updated><title type='text'>Study hard, play hard</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://profile.ak.facebook.com/object3/1496/111/n30896448541_4909.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 218px; height: 172px;" src="http://profile.ak.facebook.com/object3/1496/111/n30896448541_4909.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J'ai promis de parler des MedGames, ces jeux annuels qui ont eu lieu en janvier 2009 à l'U de M. 2500 étudiants de toutes les facultés de médecine du Canada, des centaines de bénévoles, des dizaines d'activités, un weekend de sports et de débauche... Et moi là-dedans?&lt;br /&gt;1) Bénévole de l'équipe verte&lt;br /&gt;2) Danseuse de l'équipe de cheerleading&lt;br /&gt;3) Surfeuse... pas aux MedGames, mais avec le McGill Snowboarding Club&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combinaison bizarre, vous dites? Tout à fait. Je me suis retrouvée dans plusieurs situations bizarres, apparemment contradictoires, depuis le début de la médecine. Situations qui reflètent mes tentatives de 1) m'intégrer à la classe ("conformisme") ; 2) lutter contre le courant ("dissidence"). Pas facile d'y trouver l'équilibre. La tension qui existe entre ces deux tendances a toujours représenté, pour moi, le plus grand défi de la personne militante, qui ne doit ni suivre la masse dans sa déchéance, ni s'aliéner de la masse si elle espère l'influencer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc passé un après-midi dans le lobby de l'hôtel, à solliciter les participants pour une contribution aux fonds de neutralisation des gaz à effet de serre générés lors de l'événement. Étonnament, bien que les MedGames se comparent difficilement aux manifestations et rassemblements solidaires, la foule, l'énergie, et le contact avec des collègues d'ailleurs m'ont mise dans un état d'excitation déclenché par tout mouvement de masse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/SaOeAZD8GpI/AAAAAAAABVQ/O4m4gKrftb8/s1600-h/CdesS.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 254px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/SaOeAZD8GpI/AAAAAAAABVQ/O4m4gKrftb8/s320/CdesS.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5306258515537173138" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J'avais plutôt hâte au party d'ouverture, malgré le code vestimentaire trop formel et le couvre-feu que je m'étais imposée. Arrivée au Vieux-Port, j'ai dû m'arrêter un instant, bouche bée. Le Centre des Sciences, ce complexe gigantesque généralement vide, austère et gris durant le jour, diffusait une musique étourdissante et était tout illuminé par des faisceaux dansants multicolores, éclairant trois immenses salles de danse remplies à craquer de demoiselles fardées et de jeunes hommes cravatés. J'ai fini par danser jusqu'à ce que la douleur me contraigne à ôter mes souliers et la conscience me force à sagement mettre le cap vers la maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos-a.ak.fbcdn.net/photos-ak-sf2p/v647/186/32/627406413/n627406413_1917744_939.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 322px; height: 241px;" src="http://photos-a.ak.fbcdn.net/photos-ak-sf2p/v647/186/32/627406413/n627406413_1917744_939.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Quelques heures plus tard, je somnolais sur un autobus en direction d'Obamaland. En compagnie d'un groupe d'étudiants internationaux que j'ai rencontré un peu par hasard il y a 2 ans, dans une station de ski, j'ai passé la journée à dévaler les pistes du fameux Jay Peak. Émerveillée par les arbres givrés et les panneaux bilingues (!) dans ce village du Vermont, je me suis bien amusée, comme toujours, avec cette gang hétéroclite de créatures séduisantes et imprévisibles, que sont les étudiants internationaux. Leur attrait, ressenti par tous les jeunes qui font des échanges et tous les amateurs de l'Auberge espagnole, réside dans la volonté de tout essayer, l'ouverture à tout connaître et l'inlassable joie de vivre propre à la jeunesse et à l'aventure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/SaOfbBkl7dI/AAAAAAAABVY/Q4DYA3qFViQ/s1600-h/%C3%89quipe.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 306px; height: 229px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/SaOfbBkl7dI/AAAAAAAABVY/Q4DYA3qFViQ/s320/%C3%89quipe.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5306260072599776722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Et finalement, le dernier jour de cette fin de semaine mouvementée : la cérémonie de clôture - en d'autres mots, la &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=HPszulC64ig"&gt;compétition de cheerleading&lt;/a&gt;. L'excitation pré-performance me rappelait les spectacles de hip-hop avec la troupe. Le buzz du showbiz. Un sentiment qui rend accroc. Peu importe qu'on l'ait remporté, c'est ce high indescriptible qui m'a le plus comblée et m'a redonné soif pour les arts de la scène et le monde du spectacle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fin de compte, les MedGames n'auront pas été cette belle occasion de rapprochement entre les facultés, selon l'image marketée par les organisateurs, mais plutôt un weekend de pur divertissement, peut-être même un gaspillage d'efforts et de ressources, et certainement un catharsis traditionnel pour des jeunes trop studieux, trop privilégiés. La modérée en moi y consent ; la révoltée s'insurge.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6748882852821720249-2539818174745081336?l=cogitoergocuro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/feeds/2539818174745081336/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2009/01/medgames-2009.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/2539818174745081336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/2539818174745081336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2009/01/medgames-2009.html' title='Study hard, play hard'/><author><name>Sophie Zhang</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12690985559163089511</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_aIQ96SV6fMo/SA6jQ0SJ_tI/AAAAAAAAA60/sbwdGvtYNNc/S220/DSCN3081.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/SaOeAZD8GpI/AAAAAAAABVQ/O4m4gKrftb8/s72-c/CdesS.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6748882852821720249.post-8959397568097331240</id><published>2009-01-11T22:33:00.014-05:00</published><updated>2009-03-29T19:24:53.013-04:00</updated><title type='text'>Décalage entre preuves et pratiques</title><content type='html'>À en croire la dernière unité étudiée, mon abstinence de viande ferait de moi une anémique frêle, en manque de fer et de vitamine B12, épuisée et essoufflée, voire à risque de problèmes neurologiques comme la démence ou la perte de sensibilité périphérique. Si tel est le portrait du végétarisme peint par le Harrison, bible de la médecine interne, ainsi que les professeurs d'hématologie, alors les médecins, ces supposés experts en matière de santé, continueront à propager le mythe du végétarien maladif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les données qui ont servi de fondement à ces hypothèses (1) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Des études physiologiques montrant une meilleure absorption du fer provenant de sources animales&lt;br /&gt;2) Des études biochimiques montrant une inhibition de l'absorption du fer par des phytates, présents dans les légumes&lt;br /&gt;3) Des études populationnelles montrant des carences en vitamine B12 chez les hindous végétaliens&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec de telles données, il n'est pas surprenant que l'imaginaire collectif s'attache à l'idée qu'on ne peut vivre sans viande et qu'un régime végétarien est synonyme de carences multiples. Combien de fois m'a-t-on dit en Chine que j'allais devenir malade si je ne mangeais pas de viande? Et lors de mon stage au Pérou, les programmes de nutrition encourageait la population à augmenter sa consommation de viande pour prévenir l'anémie et d'autres maladies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, les données probantes qui vont dans l'autre sens sont nombreuses et convaincantes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE FER&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Le fer végétal est non-hème. Il est donc plus sensible aux inhibiteurs d'absorption, &lt;i&gt;mais aussi aux promoteurs d'absorption&lt;/i&gt;. Ainsi, même si les phytates réduisent l'absorption, la vitamine C et les autres acides organiques des végétaux &lt;i&gt;rehaussent l'absorption&lt;/i&gt;. (2-4)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Par conséquent, les besoins en fer des végétariens est augmenté d'un maigre... &lt;i&gt;1,8 fois&lt;/i&gt;. (5) Catastrophique, n'est-ce pas? Surtout considérant les études qui démontrent que le corps s'adapte au régime sur le long terme en &lt;i&gt;augmentant l'efficacité de l'absorption du fer. &lt;/i&gt;(6-7) Et que les végétaliens et végétariens consomment en moyenne &lt;i&gt;plus&lt;/i&gt; de fer que les omnivores. (8)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;D'ailleurs l'incidence d'anémie chez les végétariens est &lt;i&gt;égale&lt;/i&gt; à celle dans la population générale! (9-10)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA VITAMINE B12&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;C'est &lt;i&gt;l'unique&lt;/i&gt; nutriment qui est absent d'un régime sans produit animal. En effet, une alimentation végétarienne peut satisfaire aux recommandations nutritionnelles pour toutes les autres micro et macromolécules dont notre corps a besoin. (11)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;L'apport quotidien recommandé en B12 est infinitésimal - 1 à 3 microgrammes, or 1/1 000 000 g (12) - indice que notre corps a été &lt;i&gt;conçu pour un régime faible en B12&lt;/i&gt;. Même en l'absence totale de consommation de B12, nos réserves corporelles peuvent durer entre 3 et 20 ans (les experts ne sont pas d'accord et ça varie d'une personne à l'autre). (12, 13)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;Autrefois, lorsque nous mangions directement de la terre, nos besoins minimaux en B12 pouvaient être comblés, comme chez ces Hindous végétaliens, par l'ingestion sporadique de bactéries. Mais aujourd'hui, compte tenu de nos normes modernes d'hygiène alimentaire, il n'y a presque plus de contamination des légumes et fruits par des bactéries productrices de B12 et les seules sources fiables de cette vitamine sont alors animales. (12)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 153);"&gt;Malgré tout, les végétaliens en Amérique du Nord consomment la B12 en quantité suffisante puisqu'elle est ajoutée à plusieurs aliments fortifiés (lait de soya, céréales, levure) et produits destinés aux végétariens (simili-viandes, végé-pâté, etc.). (14)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une carence en fer ou en vitamine B12 peut causer de l'anémie. Selon les médecins, le végétarisme est un facteur de risque. Selon les nutritionnistes, c'est un facteur de protection. (11)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Pérou, lorsque les employés du Centro de Salud ont comparé entre eux leur niveau d'hémoglobine, les résultats étaient surprenants : j'avais 158, comparé à la moyenne de 130. Oui oui, moi, la végétarienne maladive, produisait des globules rouges en abondance tandis que mes collègues mangeurs de viande se rapprochaient de l'anémie. Et ce, même s'ils étaient des gens éduqués, de classe moyenne et en bonne santé, ayant grandi dans les Andes (à 3 500m d'altitude, où l'oxygène diminue et le besoin de globules rouges augmente) et mangeant un régime particulièrement carnivore, à base de viande et de poisson. Malgér tous ces facteurs qui, selon les livres de médecine, devaient leur donner un avantage comparatif, leur niveau d'hémoglobine ne se mesurait même pas à celui de la végé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça m'a beaucoup fait réfléchir. Il devait y avoir d'autres facteurs impliqués. Pourquoi l'anémie était-elle si prévalente dans une population montagnarde mangeuse de viande? Est-ce que le manque de légumes et de fruits dans leur régime pouvait y avoir quelconque influence? Ce n'est pas pour rien que ceux-ci constituent la catégorie d'aliments dont on a le plus besoin, selon le Guide alimentaire canadien. Sans les promoteurs d'absorption des végétaux, avec une malnutrition chronique par manque de vitamines et de minéraux, le fer animal, même avec ses avantages moléculaires, ne peut être adéquatement absorbé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'où l'importance de différencier le &lt;i&gt;in vitro&lt;/i&gt; du &lt;i&gt;in vivo&lt;/i&gt;. La réalité est beaucoup plus complexe que les théories biochimique et physiologique. Et si les médecins prenaient le temps de lire les méta-analyses (11), summum du &lt;i&gt;evidence-based medicine&lt;/i&gt;, on se rendrait compte que les anecdotes médicales et les opinions d'experts perpétuent souvent des mythes non fondés - tel que celui du végétarien anémique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À LIRE&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Méta-analyse de 256 études sur le végétarisme&lt;/b&gt; : American Dietetic Association and Dietitians of Canada. (2003). &lt;a href="http://www.dietitians.ca/news/downloads/vegetarian_position_paper_2003.pdf"&gt;Position of the American Dietetic Association and Dietitians of Canada: Vegetarian Diets&lt;/a&gt;. Public Policy Statements. &lt;i&gt;Can J of Diet Pract and Res&lt;/i&gt;. 64: 62-81.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Mon blog&lt;/b&gt; : &lt;a href="http://vegetarisme.blogspot.com/"&gt;Pourquoi j'ai décidé de ne plus manger de viande&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(1) Fauci A.S., et al. (2008). Harrison's Principles of Internal Medicine, 17th Edition. &lt;i&gt;McGraw-Hill's AccessMedicine: Harrison's Online&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;(2) Gillooly M., et al. (1983). The effects of organic acids, phytates, and polyphenols on the absorption of iron from vegetables. &lt;i&gt;Br J Nutr&lt;/i&gt;. 49: 331-342.&lt;br /&gt;(3) Hallberg L. &amp;amp; Hulthen L. (2000). Prediction of dietary iron absorption: an algorithm for calculating absorption and bioavailability of dietary iron. &lt;i&gt;Am J Clin Nutr&lt;/i&gt;. 71: 1147-1160.&lt;br /&gt;(4) Sandstrom B. (2001). Micronutrient interactions: effects on absorption and bioavailability. &lt;i&gt;Br J Nutr&lt;/i&gt;. 85 Suppl 2: S181-S185.&lt;br /&gt;(5) Food and Nutrition Board, Institute of Medicine. (2001). &lt;i&gt;Dietary Reference Intakes for Vitamin A, Vitamin K, Arsenic, Boron, Chromium, Copper, Iodine, Iron, Manganese, Molybdenum, Nickel, Silicon, Vanadium, and Zinc&lt;/i&gt;. Washington, DC: National Academy Press.&lt;br /&gt;(6) Hunt J.R. &amp;amp; Roughead Z.K. (1999). Nonheme-iron absorption, fecal ferritin excretion, and blood indexes of iron status in women consuming controlled lactoovovegetarian diets for 8 wk. &lt;i&gt;Am J Clin Nutr&lt;/i&gt;. 69: 944-952.&lt;br /&gt;(7) Hunt J.R. &amp;amp; Roughead Z.K. (2000). Adaptation of iron absorption in men consuming diets with high or low iron bioavailability. &lt;i&gt;Am J Clin Nutr&lt;/i&gt;. 71: 94-102.&lt;br /&gt;(8) Messina M.J. &amp;amp; Messina V.L. (1996). &lt;i&gt;The Dietitian's Guide to Vegetarian Diets: Issues and Applications&lt;/i&gt;. Gaithersburg, M.D. Aspen Publishers.&lt;br /&gt;(9) Larsson C.L. &amp;amp; Johansson G.K. (2002). Dietary intake and nutritional status of young vegans and omnivores in Sweden. &lt;i&gt;Am J Clin Nutr&lt;/i&gt;. 76: 100-106.&lt;br /&gt;(10) Ball M.J. &amp;amp; Bartlett M.A. (1999). Dietary intake and iron status of Australian vegetarian women. &lt;i&gt;Am J Clin Nutr&lt;/i&gt;. 70: 353-358.&lt;br /&gt;(11) American Dietetic Association and Dietitians of Canada. (2003). Position of the American Dietetic Association and Dietitians of Canada: Vegetarian Diets. Public Policy Statements. &lt;i&gt;Can J of Diet Pract and Res&lt;/i&gt;. 64: 62-81.&lt;br /&gt;(12) Fauci A.S., et al. (2008). Idem. Chapter 100: Megaloblastic Anemias.&lt;br /&gt;(13) Herbert V. (1994). Staging vitamin B-12 (cobalamin) status in vegetarians. &lt;i&gt;Am J Clin Nutr&lt;/i&gt;. 59: 1213S-1222S&lt;br /&gt;(14) Donaldson M.S. (2000). Metabolic vitamin B12 status on a mostly raw vegan diet with follow-up using tablets, nutritional yeast, or probiotic supplements. &lt;i&gt;Ann Nutr Metab&lt;/i&gt;. 44: 229-234.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6748882852821720249-8959397568097331240?l=cogitoergocuro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/feeds/8959397568097331240/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2009/01/decalage-entre-preuves-et-pratiques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/8959397568097331240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/8959397568097331240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2009/01/decalage-entre-preuves-et-pratiques.html' title='Décalage entre preuves et pratiques'/><author><name>Sophie Zhang</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12690985559163089511</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_aIQ96SV6fMo/SA6jQ0SJ_tI/AAAAAAAAA60/sbwdGvtYNNc/S220/DSCN3081.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6748882852821720249.post-8121196207674259490</id><published>2008-12-07T00:32:00.008-05:00</published><updated>2009-01-04T17:14:43.292-05:00</updated><title type='text'>Entre le snobisme et le charlatanisme</title><content type='html'>J'avais tellement hâte à mon cours sur les médecines complémentaires la semaine dernière! Étant donné mes inclinations personnelles et politiques, je sympathisais naturellement avec cette forme de soins. Ne pouvant dissiper mes préjugés, malgré mon opinion favorable de mon programme, je me disais que le cours présenterait probablement le sujet avec une certaine méfiance typique du point de vue biomédical-occidental. Je n'ai pas eu tort. Mais étonnament, j'en suis venue à comprendre et à être d'accord avec certaines préoccupations soulevées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LES PRODUITS DE SANTÉ NATURELS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/SV8Very6FiI/AAAAAAAABTM/t5KT58vYdWA/s1600-h/natural_health"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 219px; height: 220px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/SV8Very6FiI/AAAAAAAABTM/t5KT58vYdWA/s320/natural_health" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5286968104452757026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Un pharmacien est d'abord venu nous parler des produits de santé naturels (PSN). Pharmacien, vous dites? Je vous l'accorde : sa présentation était certainement biaisée et très critique des PSN. Mais il a soulevé des bons points. Le marché des PSN, qui connaît une croissance phénoménale dernièrement, n'est pas encore règlementé au Canada et donne lieu à de la fausse publicité et des mauvaises surprises. Alors que les médicaments sont strictement contrôlés et doivent afficher en détails les effets secondaires, les contre-indications et les interactions avec d'autres médicaments, ainsi que la liste d'ingrédients (actifs et non-actifs), les PSN tombent dans une catégorie floue (ni aliments, ni médicaments) dont l'étiquetage est à la discrétion des fabricants. De plus, les PSN peuvent être mis sur marché sans passer par les essais de laboratoire et cliniques effectués sur les médicaments, qui servent à vérifier la sécurité et évaluer l'efficacité. Résultats : des promesses de guérison trompeuses et des solutions-miracles ; des pilules qui causent des allergies sévères, des pertes d'organes et même la mort ; des remèdes qui aggravent les maladies chroniques de l'acheteur, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pharmacien nous a parlé pendant une heure et demie de cas réels de patients qui sont tombés gravement malades suite à la prise de PSN. Il répétait sans cesse que naturel ≠ bon (et certainement pas non-nuisible). Selon lui, puisque le monde végétal n'a pas l'agilité et l'intelligence des animaux, il se sert de la chimie pour se défendre et survivre. C'est pourquoi la pharmacopée moderne s'est tant inspirée des végétaux : 30% des médicaments viennent directement d'extraits de plantes, la plupart des autres sont des molécules naturelles modifiées et la minorité est purement synthétique. La différence, donc, entre les médicaments et les PSN c'est que les premiers sont une ou quelques molécules isolées, spécifiques, dont les effets ont été évalués pendant des années avant la mise en vente, tandis que les derniers sont une dizaine ou centaine de molécules mélangées, souvent mystérieuses, dont les effets sont peu ou pas connus et se sont avérés dangereux plus d'une fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://media.canada.com/2de3e3f6-b472-4835-9142-3ead50913788/%20sun0221n-finlandia8.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 228px; height: 228px;" src="http://media.canada.com/2de3e3f6-b472-4835-9142-3ead50913788/%20sun0221n-finlandia8.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La leçon que j'ai apprise de cette présentation est qu'il faut faire des choix éclairés et ne pas accepter tout ce qui tombe supposément dans une même catégorie. Bien que je sois partisane de l'alimentation naturelle, l'agriculture biologique, le plein air et dans l'ensemble, une proximité accrue avec la nature, je n'ai pas l'obligation, par défaut, de cautionner le marché des PSN. Après tout, ce sont bien souvent des produits issus d'entreprises commerciales, même de compagnies pharmaceutiques, qui cherchent à se faire du profit avec le moins de contrôle législatif possible. L'attrait des PSN, auquel je ne suis pas insensible, doit donc être dosé par de l'information crédible et balancée et une prudence de mise pour toute substance ingérée. La clé, c'est savoir nuancer : contrairement à ce que prétendait le conférencier, les PSN peuvent réellement être bénéfiques, mais contrairement aux croyances de certains adeptes de santé naturelle, ils ne sont pas &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;inoffensifs de nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LES MÉDECINES ALTERNATIVES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite sont venus deux ostéopathes pour nous parler de leur profession. J'avoue que j'étais pas mal ignorante à ce sujet. Mais même si j'ai écouté avec intérêt et ouverture d'esprit, je n'ai pas été entièrement convaincue par les propos des conférenciers, comme je l'aurais voulu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.bodyworx-osteopathy.co.uk/images/ost1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 219px; height: 238px;" src="http://www.bodyworx-osteopathy.co.uk/images/ost1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Insatisfaite de la présentation vague et douteuse, j'ai fait des recherches sur internet pour en apprendre davantage et ne pas sauter trop vite à des conclusions. J'ai effectivement trouvé des études qui démontraient l'efficacité de l'ostéopathie pour certains problèmes loco-moteurs, vertébraux et musculaires. En réaction aux moqueries de mes camarades de classe, je me suis lancée à la défense de l'ostéopathie, malgré son "manque de rigueur scientifique" et son "efficacité non prouvée, basée sur l'effet placebo", de peur que toutes les médecines complémentaires soient mises dans le même bateau et classifiées de charlatanisme. J'avais déjà remarqué un certain snobisme dans la classe lors des présentations des infirmiers et des ergothérapeutes (professions qui, en passant, étaient autrefois dénigrées et marginalisées comme l'ostéopathie l'est aujourd'hui), attitude qui m'avait terriblement choquée de la part d'étudiants en 1ère année de médecine. Arrogance, à ce stade!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.hmiworld.org/hmi/issues/mar-apr08/images/forum-altmedicine.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 331px; height: 216px;" src="http://www.hmiworld.org/hmi/issues/mar-apr08/images/forum-altmedicine.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je me suis intéressée à la raison d'être des médecines alternatives et à l'origine de la demande croissante pour ses services. Si la médecine moderne répondait à tous les besoins des patients, elle n’aurait pas de compétiteurs. Mais elle est déficiente sur le plan du « care » en ne valorisant que le « cure ». Oui à la rigueur scientifique mais non à la rigidité scientifique. L’humain n’est pas réduit à son corps, et dans la maladie et la guérison, même les médecins admettent qu’il y a des éléments nébuleux que la science n’arrive pas (encore) à s’expliquer. L’effet placebo, pourquoi le dénigrer? N’est-il pas simplement la réponse du patient à la portion des soins qui s’adresse à autre chose que la pathologie, mais qui est quand même efficace parce que toute maladie a des composantes exogènes? Pourquoi nous demande-t-on, en questionnant les patients, d'être empathique, de demander l'impact de la maladie sur le quotidien, de répondre aux attentes de la personne? On déclenche l'effet placebo (!) qui va avoir une influence énorme sur le succès éventuel du traitement. Ça fait partie de soigner! Les médecins d'aujourd'hui ont perdu beaucoup de ce côté et les gens se tournent en masse vers des thérapeutes moins rigoureux, peut-être, mais beaucoup plus attentifs. Faut croire que les malades cherchent plus que la rigueur dans les soins. Temps d'écoute, prise en charge intégrale, suivi, et bien sûr ce sentiment de valorisation qui a des effets curatifs sur tout le monde. Est-ce qu'il faut se retrousser le nez devant ça? L'accuser de charlatanisme? Peut-être faut-il repenser notre modèle biomédical qui perd de plus en plus la confiance et l'adhésion des patients et dont les lacunes sont comblées par les médecines alternatives.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6748882852821720249-8121196207674259490?l=cogitoergocuro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/feeds/8121196207674259490/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2008/12/les-mdecines-complmentaires-existent.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/8121196207674259490'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/8121196207674259490'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2008/12/les-mdecines-complmentaires-existent.html' title='Entre le snobisme et le charlatanisme'/><author><name>Sophie Zhang</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12690985559163089511</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_aIQ96SV6fMo/SA6jQ0SJ_tI/AAAAAAAAA60/sbwdGvtYNNc/S220/DSCN3081.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/SV8Very6FiI/AAAAAAAABTM/t5KT58vYdWA/s72-c/natural_health' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6748882852821720249.post-5641689341549333217</id><published>2008-11-24T02:13:00.001-05:00</published><updated>2008-12-06T14:09:42.512-05:00</updated><title type='text'>La vie extramédicale</title><content type='html'>C'est la folie! Il reste 3 semaines avant la fin de la session et je commence à sentir une certaine panique face à l'accumulation de projets inachevés. Je dois vous parler d'abord des plus importants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://casi.mmic.net/photos/500/casi00271.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 314px; height: 241px;" src="http://casi.mmic.net/photos/500/casi00271.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le CASI. Ma nouvelle famille. Un groupe de gens extraordinaires, de toutes les couleurs et saveurs. Pas facile de gérer un café étudiant à 25 et les réunions le lundi soir tendent à s'éterniser. Mais on réussit, entre les fournisseurs agressifs et les budgets débalancés, à maintenir une clientèle fidèle et une ambiance sympathique. La grosse crainte : el dinero. Par principe, nous faisons un très faible profit sur les ventes et nous choisissons nos produits selon des critères d'équité et de justice plutôt que de rentabilité. Et les finances, c'est un peu flou. Par ailleurs, vu la structure non-hiérarchique et laxiste du comité, de petits malentendus et frustrations finissent par s'accumuler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi qu'on en est arrivé, ce soir, à un gros débat existentiel. Les échanges de quarts de travail, la confusion dans les commandes, la gestion inadéquate du café et surtout, à mon avis, la réalisation que nous n'allions pas atteindre l'objectif de 2000$ par personne pour le voyage de coopération internationale de l'été prochain, a engendré une certaine impatience enracinée dans un déséquilibre d'implication. Ceux qui en ont toujours fait plus que les autres se sentaient finalement épuisés par le trop gros fardeau et ont eu raison de se défouler. J'ai dû avouer que, de mon côté, je ne faisais que le minimum, ce qui m'occasionnait un léger malaise face aux autres qui se démènent à chaque semaine. C'est une situation qui m'arrive rarement. En général, je suis de celles qui en font trop. Faut croire que j'ai appris à me relâcher. En tout cas, ça nous a tous fait du bien de vider nos coeurs et d'aborder nos frustrations pour ensuite retrouver la camaraderie et la motivation d'antan. J'adore les groupes qui savent être francs et non diplomatiques pour solutionner les problèmes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dehors du CASI, il y a les autres comités et les conférences. Pas de manque de ce côté-là non plus. Mes collègues qui sont surpris par ma présence aux nombreuses activités parascolaires ne s'imaginent pas que je suis tout aussi surprise par leur absence. J'ai commencé la médecine avec l'idée que les notes n'importaient plus ; désormais, il fallait se concentrer sur devenir un bon médecin plutôt qu'une bolle. Ce qui veut dire que les événements en lien avec le système de santé québécois, le marketing pharmaceutique, la médecine communautaire et la santé des populations marginalisées sont tout aussi importantes que les cours de pathologie et d'immunologie. Comment obtenir une formation médicale adéquate sans s'informer sur les enjeux majeurs de la profession? Tout ne s'apprend pas dans la salle de classe. Et les futurs médecins, en particulier, devraient s'impliquer dans la communauté puisqu'ils y seront accueillis plus tard dans une position privilégiée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6748882852821720249-5641689341549333217?l=cogitoergocuro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/feeds/5641689341549333217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2008/11/la-vie-extramdicale.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/5641689341549333217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/5641689341549333217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2008/11/la-vie-extramdicale.html' title='La vie extramédicale'/><author><name>Sophie Zhang</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12690985559163089511</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_aIQ96SV6fMo/SA6jQ0SJ_tI/AAAAAAAAA60/sbwdGvtYNNc/S220/DSCN3081.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6748882852821720249.post-1469097781019899496</id><published>2008-10-10T17:43:00.001-04:00</published><updated>2009-01-03T14:28:53.883-05:00</updated><title type='text'>Éloge</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/STtgqOKANJI/AAAAAAAABSc/WroBfPKZaJs/s1600-h/udem.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276917666865493138" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 179px; height: 187px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/STtgqOKANJI/AAAAAAAABSc/WroBfPKZaJs/s320/udem.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Jusqu'à maintenant, le programme de médecine à l'Université de Montréal n'a pas cessé de m'épater. J'y suis entrée avec tous les préjugés d'une militante gauchère, convaincue de ma marginalité, anticipant une étroitesse biomédicale, prête à lutter pour des changements fondamentaux au curriculum. Mais à peine commencé, le programme avait déjà abordé tous les sujets qui m'ont toujours paru essentiels à l'ouverture de la médecine et à la multidisciplinarité des soins : bioéthique, communication et relation patient-médecin, soins infirmiers, travail social, santé publique, médecines complémentaires, ergothérapie, santé des populations vulnérables... Encore plus, lors des séances d'&lt;em&gt;Introduction à la médecine clinique&lt;/em&gt; (IMC), cours hebdomadaire en petit groupe donné à l'hôpital par un tuteur/médecin, l'approche prônée favorise l'écoute, l'empathie et la considération du patient dans sa globalité. Durant l'anamnèse, il ne suffit pas de prendre en note les symptômes physiques ; il faut plutôt raconter l'&lt;em&gt;histoire &lt;/em&gt;de la maladie, son apparition, son évolution, les impacts sur la vie quotidienne et surtout, les croyances, inquiètudes et attentes du patient à l'égard de sa maladie. On nous apprend même que répondre aux attentes du patient fait partie intégrante du rôle du médecin, autant qu'émettre un diagnostic ou effectuer un traitement. En outre, l'histoire sociale du patient (son réseau de soutien, ses expériences, etc.) est consignée au dossier à côté des résultats de l'examen physique, puisqu'elle doit être prise en compte au même niveau que les signes pathologiques décelés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va sans dire que mes préjugés ont été chamboulés par l'approche intégrale et progressiste du programme. Même si j'étais vendue d'avance à l'approche APP (apprentissage par problèmes), depuis le début des cours je n'arrête pas d'en vanter les vertus à tous ceux qui veulent bien m'écouter. &lt;em&gt;Révolutionnaire!&lt;/em&gt; La méthode APP se base sur l'apprentissage par contextualisation, l'intégration des concepts, la schématisation, la discussion de groupe et l'étude autonome. Surtout, l'avènement de l'APP équivaut à l'extinction des cours magistraux. En voici les grandes lignes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://passerelle.u-bourgogne.fr/crem/cavimages/vapp1.jpeg"&gt;&lt;img style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right; width: 180px; height: 135px;" alt="" src="http://passerelle.u-bourgogne.fr/crem/cavimages/vapp1.jpeg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Un groupe de 8 à 10 étudiants réunis autour d'une table, avec un tuteur (aussi médecin spécialiste dans le domaine abordé) assis sur le côté qui ne fait qu'observer, évalue ensemble un problème (cas clinique). Avec peu ou pas de familiarité sur le sujet, la discussion est amorcée en activant les connaissances antérieures de chacun. Le problème est défini, les principaux phénomènes sont identifiés et chacun émet des hypothèses. Entre temps, chaque participant se rend compte de ses lacunes de connaissances, ce qui stimule la curiosité intellectuelle et motive l'apprentissage. Ensuite, les concepts sont regroupés et reliés entre eux pour créer une première carte conceptuelle (schéma "naïf"), outil électronique qui servira de référence. À la fin, une liste d'objectifs d'apprentissage est établie pour guider les études des prochains jours et reçoit l'approbation du tuteur qui, pendant tout ce temps, n'aura intervenu que pour corriger des erreurs majeures ou fournir des informations importantes que le groupe aurait manquées. La séance terminée, les étudiants devront chacun de leur côté atteindre les objectfs d'apprentissage, c'est-à-dire lire et rechercher les notions importantes du problème, puis se réuniront à nouveau pour discuter de leurs nouvelles connaissances, bonifier le schéma initial et arriver ensemble à des conclusions sur le cas étudié. Ainsi, l'apprentissage se fait rapidement et efficacement, puisque tout le savoir acquis lors de l'étude autonome aura été contextualisé par le cas clinique et les échanges verbaux entre les étudiants auront favorisé la rétention des concepts. Après 4 à 6 semaines par unité, à coup de deux problèmes par semaine, où l'évaluation est basée sur la participation et l'esprit de coopération, d'une part, et l'examen final écrit, de l'autre part, on change de groupe et de tuteur pour aborder une nouvelle unité et recommencer le procédé. En plus d'apprendre à connaître les 250 étudiants de la classe (pratiquer nos compétences sociales), on a beaucoup de temps libre pour étudier et faire des activités (indépendance et implication), il n'y a plus de tumulte de fin de session (éviter le stress) et chaque unité fait des liens avec les matières précédentes (continuité et intégration). Bref, un apprentissage dynamique et stimulant, plutôt que des heures d'écoute passive et de prise de notes devant un professeur et sa présentation Powerpoint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'est-ce pas merveilleux?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai très vite été convaincue que l'APP était la meilleure méthode d'apprentissage et devrait être utilisé dans tous les programmes universitaires. Le seul hic : le manque de ressources. Ce n'est pas pour rien que ça coûte cher former des médecins. Il y a très peu de facultés qui peuvent se payer le luxe des petits groupes d'APP. On nous dit qu'aux débuts de l'implantation de cette nouvelle méthode d'enseignement il y a une dizaine d'années, les groupes étaient encore plus petits et intimes. Mais vu les augmentations de quota d'admission ajoutées à la pénurie de médecins, le ratio tuteur-étudiants a augmenté dans les dernières années. Je ne me plains pas. Après avoir eu des classes de 620 étudiants à McGill, moins d'une dizaine par groupe c'est, pour moi, le paradis académique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6748882852821720249-1469097781019899496?l=cogitoergocuro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/feeds/1469097781019899496/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2008/12/loge.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/1469097781019899496'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/1469097781019899496'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2008/12/loge.html' title='Éloge'/><author><name>Sophie Zhang</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12690985559163089511</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_aIQ96SV6fMo/SA6jQ0SJ_tI/AAAAAAAAA60/sbwdGvtYNNc/S220/DSCN3081.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/STtgqOKANJI/AAAAAAAABSc/WroBfPKZaJs/s72-c/udem.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6748882852821720249.post-3328054455057412587</id><published>2008-09-21T00:55:00.004-04:00</published><updated>2009-01-15T12:25:28.773-05:00</updated><title type='text'>La lune de miel</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/STtutUDv8YI/AAAAAAAABSk/SZSH9xkKMWM/s1600-h/Colocs.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276933113152270722" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 231px; height: 178px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/STtutUDv8YI/AAAAAAAABSk/SZSH9xkKMWM/s320/Colocs.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ça fait plusieurs nuits de suite que j'ai eu moins de 4h de sommeil. On pourrait croire que c'est le résultat des études médicales qui, après tout, sont notoires pour leurs effets antisociaux et insomniaques. Mais au lieu d'être enfouie dans mes livres, je prends appui sur trois boîtes en carton, je m'asseois sur le plancher sale de la cuisine et je me couche sur mon lit désordonné, flottant au milieu d'un bordel tellement immense qu'il en est presque décourageant, rassurée malgré tout par la présence énergisante de deux magnifiques colocs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/SW9wZC97rfI/AAAAAAAABTc/Lkr20Fuvrik/s1600-h/9-Notre+immeuble.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 260px; height: 195px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/SW9wZC97rfI/AAAAAAAABTc/Lkr20Fuvrik/s320/9-Notre+immeuble.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5291571662779297266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Depuis le début de l'adolescence précoce, je nourris une drôle d'idée - probablement née de l'égocentrisme et de l'âgisme - qui prétend que l'apogée des facultés cognitives et locomotrices est atteinte au lendemain de l'accession à l'âge adulte. Après que mes études m'aient démontré la fausseté d'un tel jugement, j'en vis l'expérience concrète et personnelle aujourd'hui, dans mes vingtaines. Je ne me suis jamais sentie aussi en forme, physiquement, mentalement et émotivement. Le présumé début du déclin s'est transformé en phase d'enrichissement explosif, dans laquelle mes idées, valeurs et aspirations n'ont jamais été aussi bien définies. Trois nuits blanches à discuter de sujets profonds avec deux jeunes femmes passionnées m'ont appris davantage que mes manuels scolaires et même des sessions entières d'études. Il n'y a pas si longtemps je suis arrivée à la conclusion qu'un mot dit vaut mille mots écrits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux compter sur une main le nombre de fois où j'ai réussi à saisir l'ampleur et la signification d'une expérience transformatrice. En général, le sol étranger favorise cette prise de conscience. Espagne. Chine. Suisse. Pérou. Pourtant, ici où j'ai passé mon enfance et la fin de mon adolescence, je suis très consciente de vivre quelque chose d'extraordinaire, qui me changera et m'enrichera. C'est ce sentiment de nouveauté et d'aventure qui caractérise les transitions de vie. Tant de changements en si peu de temps : nouvelle résidence, nouveau quartier, nouveaux amis, nouvelle université, nouveau programme. Je suis en territoire inconnu et je me sens... bien. Heureuse. Comblée. La liberté, la colocation, la proximité des services, la vie étudiante. Je ne pourrais en demander plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/STtvg45MY9I/AAAAAAAABSs/h2hOUwR-vsM/s1600-h/CdN.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276933999213437906" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right; width: 192px; height: 230px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/STtvg45MY9I/AAAAAAAABSs/h2hOUwR-vsM/s320/CdN.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;À part, peut-être, un peu d'ordre et de propreté dans l'appartement. Mais ça viendra! Il y a des choses plus pressantes, comme par exemple l'exploration de ce fabuleux quartier qu'est Côte-des-Neiges. Le plus peuplé de Montréal! Et probablement le plus multiculturel. Un hôpital juif, un restaurant sénégalais, des commerces arabes, une boulangerie russe, un marché philippin, des dépanneurs chinois, un magasin sudaméricain. Le monde à nos portes. Et les gens sont si sympathiques! Je n'avais encore jamais connu une telle convivialité en zone urbaine. Parfois, je me dit que je suis sûrement à l'étape "lune de miel" dans les phases d'adaptation. Tant pis! Espérons que ça dure encore longtemps!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6748882852821720249-3328054455057412587?l=cogitoergocuro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/feeds/3328054455057412587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2008/09/fait-plusieurs-nuits-de-suite-que-jai.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/3328054455057412587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/3328054455057412587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2008/09/fait-plusieurs-nuits-de-suite-que-jai.html' title='La lune de miel'/><author><name>Sophie Zhang</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12690985559163089511</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_aIQ96SV6fMo/SA6jQ0SJ_tI/AAAAAAAAA60/sbwdGvtYNNc/S220/DSCN3081.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_aIQ96SV6fMo/STtutUDv8YI/AAAAAAAABSk/SZSH9xkKMWM/s72-c/Colocs.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6748882852821720249.post-5827651813263772272</id><published>2008-09-17T01:18:00.000-04:00</published><updated>2008-12-07T01:31:06.852-05:00</updated><title type='text'>Le merveilleux monde de la médecine</title><content type='html'>L'aventure médicale débute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux mois, j'ai franchi l'étape qui avait toujours paru si loin, inatteignable, tellement floue que j'avais peine à croire à plus qu'un mirage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, c'est l'extase et le désenchantement. Mon état d'esprit oscille entre les deux pôles de l'échelle Amour-Haine, au gré de mes humeurs, de la dernière dose de sommeil et du climat montréalais. En tout cas, il n'y a pas de place pour l'indifférence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que les personnages de ma faculté sont étonnamment singuliers et hétéroclites. Des étudiants rarissimes : un communiste en bottes militaires, un "jock" grossier, un comédien conservateur, une ex-vendeuse du secteur pharma exubérante mais militante... Des professeurs extravagants : une pédiatre anti-végétarienne, un immunologue bouffon, un psychiatre timoré, une pathologiste cinglante, un chirurgien colérique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si mon cynisme l'emporte parfois quand j'observe la ruée vers les lunchs commandités et les cadeaux publicitaires, la débauche et la promiscuité des innombrables fiestas et le soupçon d'arrogance qui teinte les interactions avec les infirmières et les historiens, l'optimisme réussit malgré tout à reprendre le dessus grâce à mes bouées de sauvetage : le CASI (Comité d'action sociale internationale), le CLAMP (Comité de lutte anti-marketing pharmaceutique) et l'IFMSA (International Federation of Medical Students' Association). Vive le parascolaire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, la petite écolo-végé-socialiste-idéaliste que je suis tente maladroitement de se tailler une place dans ce monde fabuleux et loufoque qu'est l'école de médecine. Comme à chaque fois que je sens mon cerveau se court-circuiter, je me tourne vers l'écriture comme exutoire. Et oui. Un autre blogue verbeux, destiné à être chéri et négligé par son auteure indisciplinée. À lire ou à ignorer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center;font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;TITRE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Panser et Penser&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;GENRE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Autobiographie. Journal intime. Recueil de fables. Bulletin de nouvelles. Éditorial politique. Annales philosophiques. Roman satirique. Conte de fée. Film d'horreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;DURÉE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;4 ans&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;LANGUE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Français&lt;br /&gt;Occasionnellement, anglais et espagnol&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;INTRIGUE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Une étudiante en médecine lutte corps et âme contre l'absurdité. Armée d'un végéburrito, un casque de vélo, un MacBook et une copie de La Peste, elle affronte des lutins, des ogres et des princesses en sarrau.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6748882852821720249-5827651813263772272?l=cogitoergocuro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/feeds/5827651813263772272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2008/10/le-merveilleux-monde-de-la-mdecine.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/5827651813263772272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6748882852821720249/posts/default/5827651813263772272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://cogitoergocuro.blogspot.com/2008/10/le-merveilleux-monde-de-la-mdecine.html' title='Le merveilleux monde de la médecine'/><author><name>Sophie Zhang</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12690985559163089511</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://bp0.blogger.com/_aIQ96SV6fMo/SA6jQ0SJ_tI/AAAAAAAAA60/sbwdGvtYNNc/S220/DSCN3081.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
